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Jeudi 16 novembre 2000
Ouah, j'ai mal au ventre...

Jeudi 16 novembre, pendant la pause de mon cours de language littéraire. Un peu avant, j'ouvre un livre sur ems genoux sur les notions élémentaires d'harmonie. J'ai acheté ça à l'échange parce que c'est vraiment passionant (même si terriblement compliqué dans un livre) et puis j'aimerais bien écrire de la musique. Félix voit le livre ouvert, c'est certain, j'étais assise dans la rangée d'à côté. Il voit des portées, des notes, commentées. Puis pendant la pause, je le voir parler avec la maudite fatiquante blonde, je ne sais pas son nom et je ne veux pas le savoir (comment Dieu a-t-il pu créer un être aussi détestable et imbu de lui-même?! cette fille est insupportable), ils parlent de musique classique. Mon oreille vibre un peu. Je lève les yeux.

Ils font comme s'ils étaient des connaisseurs. non, comme s'ils aimaient ça. Pire encore, comme s'ils étaient des passionnés. Félix parlait bien fort pour que je l'entende prononcer "L'art de la fugue de [je ne me souviens plus qui]". Et ainsi, il mesuraient leurs connaissances, c'était une compétition féroce de qui en savait le plus et de qui avait le plus de goût (en sous-entendu, bien sûr, parce qu'il y avait une belle couverture de "on jase entre bons copains").

D'ordinaire, je ris. Je les écoute s'auto-remonter et je me dis: ah ah ah. Mais là, je ne sais pas s'il a fait ça pour me provoquer, mais ça m'a sortie de mes gonds. Discutez de littérature, de films, battez vous sur la culture de masse, allsez-y, je m'en fout, mais de grâce, laissez la musique classique en dehors de ça! Que vous a-t-elle fait, pour l'amour du ciel? Elle de mérite pas ces sales pattes. Pitié. C'est un blasphême de se conpétitioner là-dessus. Les voilà qui comparent le Boléro aux fugues au canon de Pachelbel. "Ben voyons, C'était hyper quétaine, les canons!" "C'est de la musique de matin de Pâques!" que j'ai entendu. Juste de l'écrire j'en ai les larmes aux yeux. Pareil comme si on disait que la peinture c'était pas vraiment un art, c'est juste pour le show. Ça m'enrage. Et surtout, ça me rend triste à mort.

"Les fugues de Bach, interprétées par [ché pu qui], c'est vraiment excellent!". Qu'est-ce que tu en sais? As0tu déjà entendu d'autres versions ou c'est juste pour montrer que tu connais un interprète prestigieux? Est-ce parce que tu aimes les fugues de Bach? Combien en as-tu entendues? Les connais-tu par coeur? Les écoutes-tu dans tes temps libres? Dans l'autobus? Les fredonnes-tu quand tu marches tout seul? Les as-tu déjà jouées? Les as-tu seulement déjà jouées??

Tout ceux qui jouent les passionés m'enragent. De plus, je ne crois pas qu'on puisse vraiment et pleinement apprécier une oeuvre musicale quand on ne sait pas jouer d'un instrument. On peut aimer la musique sans en jouer, mais pas à son plus haut niveau. Il y a des millions depetites subtilités que l'on ne peut découvrir qu'en ayant déjà touché à un instrument.

Les canons sont quétaines en sourdine quand on jase en même temps. Les as-tu déjà écoutés du début à la fin avec le volume dans le tpais, les yeux fermés? As-tu entendu plusieurs versions pour te faire une vraie idée? Ou mieux, l'as-tu déjà entendu d'un orchestre devant tes yeux humides?

Depuis le premier concert que je suis allé voir (le premier vrai concert... avec orchestre et tout... c'était l'hymne à la joie, je m'en souviens encore... ), mon attitude envers la musique est devenu plus intense. Ma passion s'est vachement amplifiée. il n'y a rien d'autre que la musique qui est capable de me faire pleurer alors que je ne suis pas triste. Je n'ai qu'à m'abandonner au duo de fleurs de Lakmé pour sentir ma gorge se coincer. Il ne me suffit que d'imaginer les deux cantatrices ou bien la meute de violons pour subir cette émotion étrangement envahissante, ou mieux, de m'imaginer moi-même en train de jouer un instrument dans la foulée de la musique que j'écoute. L'effet est instantané, c'est assez indescriptible.

J'ai aussi comme concept qu'on ne peut pas vraiment comparer des oeuvres de courants différents, à quelques exceptions près. On ne peut pas comparer Bach à Rachmaninoff pas plus qu'on ne peut comparer Voltaire à Marie Laberge. D'autres temps, d'autres moeurs.

Je respecte leurs opinions. Qu'ils pensent ce qu'ils veulent sur ce qu'ils croient savoir sur la musique. Je soutiens cependant que c'est mal je faire des compétitions de connaissances malsaines sur le dos de la musique innocente. Cracher dessus c'est pareil.

J'ai pris ma décision, je vais m'inscrire en musique en septembre prochain. Probablement à St-Laurent, comme ça je pourrai apprendre le violon, du côté gauche si je suis chanceuse... je n'ai plus aucun moyen de savoir si je le puis, depuis que Francis ne me répond pas... Enfin, ce choix, je le dois probablement à Aude, c'est surtout elle (avec bien sûr Virginie, Ariane et un peu Christine) qui m'a refilé sa fièvre. Et puis, je ne suis toujours pas guérie. ^_^

La musique... Ce que je ressens envers elle, c'est plus fort que de l'amour, ou même du désir sexuel. J'aiemrias me fusionner avec, ne faire qu'un, me tranformer moi-même en mélodie tellement le sentiment est fort. J'ai de la difficulté à le traduire en mot. Je voudrais apprendre le violon. Le violon, il est collé contre vous, il vibre dans votre squelette selon les humeurs de votre archet.

Vous savez, des frissons musicaux, ça arrive quand même souvent. Des orgasmes c'est plus rare, mais combien c'est bon. Je me donne parfois, mais c'est quand même rare, des frissons quand je joue du piano. Mon but, ce serait d'atteindre l'orgasme avec mon instrument (c'est de la masturbation musicale, ma foi!!). Tout seul, c'est quasi impossible. Ce qui est possible, c'est de jouer avec une ou plusieurs autres eprsonnes. L'expérience de jouer avec quelqu'un d'autre est comparable selon moi à une baise de qualité (on s'entend, c'est sur deux instruments différents. J'ai déjà tenté à deux personnes sur un même piano, mais ça ne marche pas, ça prend vraiment deux pianos... je crois que l'orgasme se situe dans la configuration d'unissons). On pourrait dire alors que je me suis dépucellée musicalement lorsque j'étais en 4e année du primaire, j'ai joué un concerto à deux pianos de Haydn avec mon prof pendant un concert. Mais ce n'était pas vriament un vrai orgasme. Le vrai premier est arrivé lorsque j'étais ens econdaire 3, j'ai joué un autre concerto de Haydn avec mon prof, mais cette fois-ci beaucoup plus intense, il demandais plus de maturité. Ce fut une révélation. L'année suivante, ce fut de Mozart, toujours à deux pianos. Et depuis, je ne veux plus en faire. ourquoi? Parce qu'une fois que je l'ai eu, cet orgasme, eh bien c'est fini. Le concert se termine et on range le souvenir dans le placard. J'ai essayé de le refaire à la maison, avec ma partie primo, mais il me manque mon partenaire. Ça sonne vide. C'est dérisoire et vraiment frustrant. Alors, depuis, je me cherche des grissons, très rares sont les orgasmes solo. Les meilleurs proviennent d'orchestres de violons et de chorales, mais il en existe des solos, enfin, ça doit... je les recherche. Mais je suis fatiguée de chercher. Je veux connaître la recette secrète pour en créer moi-ême. Je voudrais bien composer des orgasmes. C'est pourquoi je veux aller en musique. C'est pourquoi je lis des livres sur les notions élémentaires d'harmonie pendant mes cours de language littéraire.

Ma réaction envers Félix et ses Joe-connaissant est fort peu explicable. moi même, quand je me relis, j'aid e al difficulté à saisir le pourquoi exact de cette frustration. En tout cas, à l'avenir, sur n'importe quel domaine que je connais peu, je vais réfléchir avant de poser une opinion à haute voixsans fondement. Je pourrais blesser quelqu'un qui en sais plus que moi.Qui a des raisons, alors que je n'en ai pas.

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J'aimerais m'excuser aurprès de tous ceux qui m'ont écrit des e-mails et qui n'ont pas reçu de réponse... Notammant à Minh (qui ne lit pas ces pages je crois... eh) et à Martin Labrosse, qui m'a envoyé une lettre sur de la littérature mathématique, mais tu es tombé dans un mauvais moment et depuis la lettre gît toujours dnas mon inbox...

Je ne répond plus, je m'en veux, et ce n'est pas que je n'ai pas le temps, c'est que je mets mes priorités ailleurs... Lorsque je répond aux lettres, j'ai l'habitude d'écrire des romans, ce qui prend beaucoup de temps et ce qui m'enlève la motivation d'y répondre. Mon inbox dans hotmail a 4 pages... je srait due pour un ménage... ou un nouveau e-mail, parce que je n'arrête pas de recevoir des lettres de hotmail comme quoi mon compte est trop plein et je commence à me faire spammer beaucoup trop à mon gout...

 

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